Une exposition qu'il serait dommage de rater !

Une exposition qu'il serait dommage de rater !

Par FNA, Pascal TRAN-HUU
6 octobre 2016

Lorsque l’on parle de Verdun 1916, on pense tout de suite aux tranchées, aux villages détruits, aux forts de Vaux et de Douaumont, à la tranchée des baïonnettes mais peux, en tous cas pas moi, pensent que cette bataille vit s’illustrer, aussi, des cavaliers, des artilleurs, des fantassins qui ne combattaient pas au sol mais à bord d’aéroplanes.

Le général Pétain lance au détenteur du brevet de pilote militaire N° 1, Charles de Tricornot de Rose : « Je suis aveugle, De Rose ouvre-moi le ciel ».  Il faut dire que Charles est le créateur de la première escadrille de chasse spécialisée au monde…

Né en 1876, il s'engage dans la cavalerie après avoir fait Saint-Cyr. Il découvre l'aviation en 1910 et décroche le 1er brevet d'aviateur militaire en France. En 1911, il rejoint les escadrilles d’observation et de reconnaissance, qui permettent notamment de guider l’artillerie. 

Au début de la guerre, de Rose imagine un nouvel usage pour ses avions : obtenir la suprématie aérienne au-dessus du champ de bataille afin d'aveugler l'ennemi en l'empêchant d'observer. Le 1er mars 1915, il créé la première escadrille de chasse spécialisée, la MS12 volant sur Morane-Saulnier. Ces pilotes vont désormais rechercher l'affrontement avec les avions ennemis pour les abattre à la carabine.

Cette histoire, et bien d’autres, vous pourrez les découvrir en allant visiter l’exposition temporaire que propose le Musée de l’Air et de l’Espace, à partir du 15 octobre jusqu’au 29 janvier 2017, et intitulée : « Verdun, la guerre aérienne ».

 

« L’exposition propose une lecture renouvelée de la bataille aérienne essentiellement étudiée, jusqu’ici, d’un point de vue aéronautique et militaire. À l’opposé d’une histoire événementielle, le parti pris cherche ainsi à diversifier les angles d’approche (technique, industriel, sociétal, anthropologique, mémoriel, etc.), mettant en lumière les multiples dimensions d’une bataille qui inaugure une nouvelle ère de l’histoire des conflits au XXe siècle. Investie d’un rôle à la fois politique et psychologique, annihilant la limite traditionnelle entre le front et l’arrière, l’arme aérienne s’affirme, à Verdun, comme un puissant instrument de la totalisation de la guerre.

Articulé autour de deux pièces emblématiques – le Nieuport XI, premier avion de chasse français produit en masse, et la voiture de sport de Georges Guynemer – , le parcours met en confrontation, pour la première fois, des objets et des documents majeurs grâce aux prêts consentis par de nombreuses institutions : tenues de vol, comptes rendus d’opérations, photographies aériennes, affiches et revues illustrées témoignent d’une rupture qui bouleverse non seulement les tactiques et les stratégies militaires, mais aussi le quotidien des civils, désormais exposés aux bombardements aériens. »

Pascal TRAN-HUU

 

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