Sainte-Barbe 2010

Sainte-Barbe 2010

Par FNA
11 janvier 2015

Sainte-Barbe Parisienne

Comme depuis quelques années maintenant, la Sainte Barbe Parisienne organisée conjointement par l’École d’Artillerie et la FNA avec la coopération active du Musée de l’Armée s’est déroulée le 11 décembre dernier.

Rassemblant les délégations régimentaires sous la direction de leurs chefs de corps, les amicales et associations avec leurs emblèmes et un grand nombre d’anciens artilleurs et sympathisants, cette journée a débuté par un dépôt de gerbes à l’Arc de Triomphe.

Elle s’est poursuivie par une messe solennelle, en la chapelle des Invalides, célébrée par Monseigneur Luc RAVEL, Évêque aux Armées, accompagné du vicaire général terre, Monseigneur Mino-Matot.

Puis a eu lieu une rétrospective historique, dans la cour d’honneur, autour du canon attelé de 8 Gribeauval du 8e RA, de la pièce d’honneur autotractée de l’École d’artillerie, d’un canon CAESAR du 40e RA. Le tout agrémenté par la Fanfare de l’École d’Artillerie.

Un buffet dans les salons du Musée, précédé des allocutions traditionnelles du Président de la FNA le Général (2s) Alain Pédron et du général Hubert Trégou commandant l’École d’Artillerie clôtura ces festivités.

L’après-midi fut consacré à l’Assemblée générale de la FNA cependant que de son côté le Musée de l’armée profitant des moyens d’artillerie présents sur le site procédait à un certain nombre d’animations à caractère historique et pédagogique.

En voici un résumé photographique élaboré à partir des prises de vue effectuées par nos camarades de la Fédération Nationale du Repérage.

Allocution de Sainte-Barbe, 11 décembre 2010

Mon général, messieurs les officiers généraux, messieurs les Chefs de Corps, messieurs les présidents, mesdames, messieurs, chers camarades,

Je me réjouis une fois encore de vous voir réunis aussi nombreux en cette Sainte-Barbe 2010 et je vous salue très chaleureusement en mon nom personnel comme en celui de la FNA.

Mais permettez-moi tout d’abord d’adresser mes remerciements particuliers au général Cuche gouverneur militaire des Invalides qui nous accueille aujourd’hui dans ces lieux prestigieux.
…Au Père de l’Arme le général Trégou, nouveau commandant de l’Ecole d’Artillerie, acteur majeur de cette manifestation parisienne et sans qui rien ne serait possible. Premier commandant de l’Ecole dans sa nouvelle configuration (créée depuis la dernière rentrée) je lui adresse – sans être le moins du monde inquiet tant je connais ses vastes capacités – mes souhaits de réussite les plus sincères.
….Au général Bresse, directeur du Musée de l’Armée, pour son mécénat constant depuis quelques années maintenant et la publicité apportée à notre Arme par les présentations prestigieuses organisées en synergie par l’Ecole et madame Leluc, conservateur et éminente spécialiste.

Je vous invite d’ailleurs à vous rendre cet après-midi ou dimanche aux différentes animations prévues sur le site.

…Et à tous les acteurs et responsables de cette journée

Je voudrais maintenant aborder les quelques points qui me paraissent essentiels en cette année qui s’achève. Ils seront naturellement centrés sur nos domaines spécifiques, je veux parler du devoir de mémoire, des amicales et de l’entraide.

Pour le premier, cette année a été particulièrement riche en commémorations.
Tout d’abord le soixante dixième anniversaire de la tragique campagne de mai – juin 1940, célébré sur plusieurs registres.
Je citerai d’abord notre bulletin trimestriel, L’Objectif, qui en a fait son thème dominant tout au long de l’année avec nombre d’épisodes représentatifs des combats menés à cette époque par nos régiments.
Apportant la preuve qu’ils s’étaient battus et bien battus contrairement à certaines affirmations couramment admises (merci aux chefs de corps et présidents d’amicales qui nous ont fourni ces témoignages).

Puis les cérémonies diverses : Appel du 18 juin aux Invalides, manifestation de Chelsea, commémoration des combats, entre autres ceux du 58 à Reveillon, ceux des artilleurs de la 3è DIM à Stonne, 14 juillet parisien avec nos anciens compagnons africains.
La FNA s’y est à chaque fois largement associée.
Centenaire aussi du 61è et du 54è RA avec pour ce dernier une très belle cérémonie à Hyères, puis une autre à Lyon, son lieu de création sous l’égide de l’UAL.
Il a fallu en revanche mais de manière très compréhensible annuler les fêtes de Wagram début juillet en raison des inondations catastrophiques de Draguignan.

……………………….. Voilà pour la Mémoire.

En ce qui concerne maintenant nos Amicales – forces vives et raison d’être de la FNA – leur situation est toujours aussi fragile dans l’ensemble malgré quelques brillantes exceptions.
Chacun en connaît déjà les raisons, car elles sont en effet étroitement liées à l’état général de l’Arme et de ses régiments comme à un climat globalement peu porteur pour l’esprit associatif.
Dans la continuité des décisions de 2008, venant elles mêmes après une série ininterrompue de dissolutions, un nombre croissant d’entre elles ont perdu leur régiment d’origine.
En premier lieu notre préoccupation constante est donc de leur procurer un point d’ancrage nécessaire par tous les moyens possibles.
Avec un très large éventail de solutions allant de la réanimation pure et simple, comme récemment celle du 12e RA avec une double opportunité : géographique avec l’arrivée du 28è GG à Haguenau, ou fonctionnelle avec le 1er RA qui a récupéré une partie du matériel et un nombre significatif du personnel du régiment.
Regroupement (pour les volontaires) par composante, comme celle qui vient d’être constituée, pour les sol-air très durement touchés par les dissolutions, au sein d’une structure souple, la CESANE (Communauté Sol-Air Nationale) adossée au 54è RA, ou associations avec d’autres armes partageant la même patronne Sainte-Barbe, Lille – canonniers sédentaires – ou Saint-Dié – société l’artillerie.

En deuxième lieu, leurs effectifs à renforcer et à rajeunir, c’est pourquoi 2011 se veut l’année de la relance et si nous ne pouvons rien contre les plans en cours, nous pouvons en revanche agir sur ce volet de recrutement. La ressource existe / il n’y a aucune raison de baisser les bras. Nous avons l’an dernier annoncé une ouverture aux gens d’active qui voudraient nous rejoindre. Je la confirme.

Mais c’est surtout vers les jeunes retraités, officiers et sous-officiers, aussi bien qu’engagés en fin de contrat, qu’iront nos efforts les plus importants, ces catégories se trouvant par définition plus disponibles et souvent désireuses de maintenir les liens de camaraderie tissés pendant parfois de longues années au quartier, ou plus sûrement maintenant dans les OPEX devenues le lot commun des unités.
Traduction de cette volonté, nous avons remis en chantier pour cette catégorie de personnel une lettre aux partants, aujourd’hui prête, avec un petit livret d’informations pratiques pour concrétiser plus facilement leur volonté. Tout ceci sera transmis aux chefs ce corps. Je fais encore une fois appel à eux pour les distribuer en temps opportun aux personnes concernées.

Convergence des efforts, autre piste : relance de notre site internet, trait d’union naturel pour tous les artilleurs, lui aussi en cours de rénovation. Nous allons nous efforcer en outre de revitaliser en particulier la partie « retrouvailles » et « vie des amicales ».
Tout ceci pour mieux faire connaître vote existence et notre action et pour en accentuer la convivialité propice à l’adhésion toujours possible en ligne bien sûr.

J’en arrive maintenant à l’entraide, création d’un fonds qui fort heureusement n’a pour le moment pas eu l’occasion d’être sollicité.
Je rappelle au passage que les bénéfices de la vente de notre ouvrage « Artillerie en Algérie 54/62 – un défi relevé », encore disponible ici-même, sont destinés à l’alimenter. Des contacts vont d’ailleurs être pris également avec l’Association Terre Fraternité qui avec des moyens bien supérieurs aux nôtres vise les mêmes buts que nous.

Je terminerai maintenant en formulant quelques souhaits. Le premier a trait au prestige et à la pérennité de l’Arme. Les décorations récemment remises par le CEMAT à quatre artilleurs du 40è RA, pour leur courage et leur efficacité en opérations en Afghanistan, nous conforte dans la confiance que nous plaçons en elle.
Le deuxième que l’esprit associatif et la volonté de s’engager, en perte de vitesse dans le monde qui nous entoure, reprennent de la force chez nos artilleurs.

En souhaitant que comme toujours, rassemblés sous la houlette du Père de l’Arme, artilleurs d’active, de réserve, retraités, chefs de corps, présidents d’associations et amicalistes, nous portions toujours plus haut les couleurs de l’Artillerie.

Merci de votre attention
Excellente journée à tous

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