La Sainte Barbe 2015

La Sainte Barbe 2015

Chef d'escadron (H) Bernard Wenden
21 mars 2016
La Sainte Barbe 2015 - FNA

La Sainte Barbe, organisée à Paris par l’Ecole d’Artillerie les 4 et 5 décembre 2015 a donné lieu à une magnifique fête.

Nombreux ont été ceux, anciens artilleurs tout comme artilleurs en activité qui se sont rendus à Paris, à l’invitation conjointe du Général Benoit Royal, Commandant l’Ecole d’Artillerie et du Général (2s) Jean-Pierre Meyer, Président de la FNA.

 

Un dépôt de gerbe à l’Arc de Triomphe avait pris place le vendredi 4 décembre au soir avec la solennité qui convient.

 

Samedi matin, ce fut l’Office religieux en la Cathédrale Saint Louis des Invalides. L’évêque aux Armées, Mgr Ravel célébrait la messe et a prononcé une homélie dans laquelle il insistait sur le fait que pour gagner une guerre (telle que celles que nous connaissons aujourd’hui) les armes ne suffisent pas : la bataille des esprits doit être livrée simultanément et pour cela, il faut que nous-mêmes ayons des convictions au moins aussi fortes que celles de ceux que nous combattons.

Une magnifique musique participait à l’atmosphère de recueillement : Une soprano : Claire Elie Tenet et un ténor, Sébastien Obrecht accompagnées par le quatuor à cordes de l’Armée de Terre.

Puis, après l’office, se tint le spectacle en plein air dans la cour d’honneur des Invalides

Et tout d’abord une aubade donnée par la Fanfare de l’Ecole d’artillerie. Les airs sont connus et on se lasse pas de les entendre : ils procurent toujours le même plaisir.

Puis ce fut la présentation commentée par le conservateur du musée de l’Artillerie de Draguignan, le Lieutenant-colonel Philippe Guyot.

Et pour commencer, un très beau spectacle d’équitation militaire (qui s’appelle un carrousel) On imagine les heures de répétition nécessaires pour arriver à cette perfection. La section équestre de l’Ecole s’est surpassée !

La présentation des matériels a commencé par la mise en action du « couillard ».

Ce fut réellement la surprise de cette Sainte Barbe 2015. Le couillard est une variété de catapulte, et était utilisé au Moyen Age pour détruire les fortifications. Cet engin est composé d'une longue perche placée sur un axe. À l'une de ses extrémités, on trouve deux huches ou bourses (d'où son nom) servant de contrepoids. Les projectiles (boulets, parfois cadavres d'animaux malades pour contaminer les réserves d'eau de la place assiégée) étaient placés à l'autre extrémité de la perche, dans un réceptacle rappelant une fronde.

Cet engin est étonnamment précis : à partir du moment où il est chargé avec un boulet (et que ce boulet pèse toujours le même poids), il lance ce projectile toujours au même endroit. Très utile quand on veut abattre une muraille …

C’est ce que les spectateurs purent vérifier de leurs yeux. Il leur fut annoncé que le couillard, positionné dans un coin de la cour des Invalides allait envoyer un projectile dans le coin diamétralement opposé et le faire atterrir sur une bouche d’égout qui se trouvait là.

Aussitôt dit, aussitôt fait … mais en l’occurrence, le boulet avait été remplacé par une outre remplie d’eau (c’est la version moderne de la « bombe à eau » que nous avions tous connus lorsque nous étions lycéens !)

Puis, nous sautons quelques siècles pour arriver au canon de Gribeauval qui a toujours beaucoup de succès auprès du public.

Un clin d’œil historique récent : le 105 HM2 et son équipe de pièce habillée de l’uniforme des soldats habillés par l’armée US en 1944. Ce canon rappelle des souvenirs à ceux qui ont connu l’Ecole d’Artillerie à Chalons !

Et enfin le canon Caesar, impressionnant à la fois par sa taille et par le peu de temps nécessaire pour le mettre en batterie.

Et aussi le Mistral (pour contredire ceux qui pourraient penser qu’il n’existe plus d’artillerie Sol Air dans l’Arme de l’Artillerie) présenté par les troupes alpines.

 

Un véhicule civil en arrière plan, avec le logo Sentinelle sur une portière, était là pour rappeler que les artilleurs participent activement au déploiement des forces armées sur le territoire suite aux attentats qui ont endeuillé la France.

 

Puis, les différents étendards de nos amicales de la FNA sont appelés les uns après les autres et se placent en ligne aux côtés de l’étendard de la FNA.

La réception qui suivit dans les Grands Salons des Invalides fut comme d’habitude, de très haute tenue.

Le Général Benoit Royal, Commandant l’EA prononça une allocution, ainsi que le Général Jean-Pierre Meyer, Président de la FNA.

Avant de passer au buffet, le Général Meyer remit la Médaille d’Honneur de l’Artillerie –échelon Or – aux Ingénieurs Généraux Jacques Guély et Jean-Pierre Moreau qui leur avait été accordée sur le contingent « à titre exceptionnel ».

 

CEN (H) Bernard WENDEN

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